13 % des sondés estiment avoir besoin de 1.000 euros ou plus par mois pour vivre convenablement. Illustration. (Chronomarchie / Pixabay)
Hausse des prix des carburants, inflation persistante, chômage… Dans ce contexte économique tendu, 81 % des Français assurent devoir se serrer la ceinture, selon un sondage Elabe pour BFMTV , publié ce mercredi 20 mai 2026. Deux tiers des personnes interrogées estiment par ailleurs ne pas disposer de revenus suffisants pour couvrir correctement leurs besoins. En moyenne, elles jugent qu’il leur manque 506 euros par mois pour « vivre convenablement » .
Des différences selon l'âge et le statut
Mais les attentes diffèrent fortement selon les profils. Si 33 % des sondés considèrent ne pas avoir besoin de revenus supplémentaires, les autres évoquent des montants variés : 15 % disent avoir besoin de moins de 250 euros supplémentaires par mois, 17 % entre 250 et 499 euros, 22 % entre 500 et 999 euros, et 13 % de 1.000 euros au moins.
Sans surprise, les catégories les plus aisées se montrent davantage satisfaites de leur niveau de vie. Ainsi, la moitié des Français appartenant au quart des ménages les plus riches assurent être satisfaits financièrement. Ce taux atteint 46 % chez les cadres, contre seulement 24 % parmi les catégories populaires. L’âge joue également un rôle important dans cette perception. Les plus de 65 ans sont 43 % à se dire satisfaits de leur situation financière, contre seulement 29 % chez les 18-24 ans.
Une notion floue et subjective
Le positionnement politique semble aussi être corrélé à la manière dont les Français perçoivent leur niveau de vie. 60 % des sympathisants Renaissance affirment ne pas avoir besoin de revenus supplémentaires. Ils sont 44 % chez Les Républicains (LR), 27 % au Rassemblement National (RN), 37 % au Parti Socialiste (PS), 36 % chez La France Insoumise (LFI) et 31 % chez Les Écologistes (LE).
Reste à savoir ce que recouvre réellement la notion de niveau de vie convenable, car la définition varie selon les individus. Dans une note, l’économiste Sylvain Bersinger, du cabinet Asterès, rappelait qu'elle « ne fait pas l’objet d’une définition précise et admise de tous » .
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement